Entretien d’infrastructures ferroviaires

Voie ferrée

(c) Mihails Jershovs

Les tableaux de bord géospatiaux procurent une vision immédiate des données critiques et peuvent fournir une solution complète de planification, de gestion et de contrôle des entretiens d’infrastructure. À l’aide d’indicateurs de performance, il devient possible de prendre des décisions stratégiques plus facilement.

Différents indicateurs liés à la planification de l’entretien d’infrastructures peuvent se décliner ainsi pour un entretien de voies ferrées. Toutefois, ces mêmes indicateurs peuvent être définis pour mesurer l’entretien d’installation comme le pavage, un réseau de conduites, des quais, etc.

  • nb. défauts Décompte du nombre de défauts apparents sur l’infrastructure. Dans un contexte ferroviaire, ces défauts peuvent être présentés par type: sous-écartement, sur-écartement, usure du rail, colmatage. En fait, le Véhicule d’Évaluation de la Voie (ou Track Evaluation Car) du Canadien National-CN permet de mesurer 25 type de défauts lors de son passage sur le rail à l’aide de ses capteurs. L’intégration de ces relevés dans un système d’information géographique (SIG) permet de localiser ces défauts et éventuellement d’en faire le décompte.
  • Longueur des défauts Longueur des défauts déduit de la localisation de ceux-ci. Utilisé pour obtenir un ratio établissant le % de dommage par rapport à la longueur de l’infrastructure (ex. la voie ferrée).
  • nb. de  travaux d’entretien Décompte des travaux d’entretien par type. Dans un contexte ferroviaire : remplacement de rail, de traverse, d’aiguillage, rectification du tracé, nivellement, compactage du ballast.
  • Longueur des travaux Longueur des travaux déduit de la localisation de ceux-ci. Utilisée pour obtenir un ratio établissant le % de réfection par rapport à la longueur totale de l’infrastructure.
  • Code de gravité Un code de gravité peut être définit afin de décrire l’état du défaut (ex. passable à urgent)
  • Code de priorité Un code de priorité permet de qualifier quels seront les endroits qui devront subir un entretien prioritaire (ex. de surveillance à très urgent).

Un tel système développé pour l’Administration Portuaire de Montréal permet d’obtenir rapidement le portrait général de l’information (ex. par secteur du port) ainsi que le portrait détaillé (par quai, par voie, par segment et sous-segment ferroviaire). L’analyse, tant spatiale que temporelle, de ces indicateurs sur l’état des installations n’est pas chose simple puisque généralement, c’est la combinaison de plusieurs indicateurs au même endroit ou sur une longue période de temps qui est significative pour justifier une intervention. Éventuellement, l’ajout d’indicateurs liés à la sollicitation du rail permettra de compléter le portrait en apportant une information judicieuse sur une des causes probables de l’usure de certains secteurs.

Pour en savoir plus sur l’application d’entretien des installations ferroviaire à l’Administration portuaire de Montréal consultez la conférence suivante présentée le 12 avril 2011 au Congrès de l’Association québécoise  du transport et des routes.

Écrit par
 
MJProulx

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