Vers une relation ville-port harmonieuse

Lu, vu ou entendu
transport maritime

Du 10 au 12 avril se tenait, au Centre des congrès de Québec, la Rencontre Internationale de Québec – Définir la relation Ville-Port de demain. Plus de 200 participants sont venus des 4 coins du monde pour partager et échanger leur vision de ce que devrait être une relation ville-port porteuse d’excellence. Les deux premiers jours ont mis en lumière des exemples de réussite de villes portuaires notamment à Barcelone, le Havre, Montréal, Vancouver, Nantes, Paris et Rotterdam. Le dernier jour de cette rencontre a pris la forme d’ateliers où les participants étaient invités à discuter entre eux des différents enjeux à la base des relations ville-port. Les questions abordées touchaient principalement aux thèmes de l’aménagement, du développement et du consensus social.

À mon avis, un des grands constats qui ressort de ces échanges se résume à 2 « C » : Communication et Concertation. On a clairement identifié le besoin de communiquer et même d’éduquer sur ce qu’est un port, sur sa mission, sur les retombées plus que significatives qu’il engendre, autant d’un point de vue économique que social. Plusieurs gestionnaires portuaires et municipaux ont soulevé le point qu’il devrait exister une meilleure synergie entre ces deux entités ainsi qu’avec les citoyens. Cette mixité d’acteurs devrait être impliquée de manière participative dès le début des grands projets, et ce, de manière continue.

Ceci étant dit, ma mission à cette rencontre était d’écouter afin de mieux comprendre les différents enjeux et les différentes tendances actuelles des villes portuaires et de voir comment la géomatique décisionnelle peut venir supporter le tout.

Premièrement, et comme vous le savez déjà, la géomatique est un moyen de communication unique et puissant. Si une image vaut 1000 mots, une carte vaut bien 1000 images ! Évidemment, la très grande majorité des conférenciers de cette rencontre ont utilisé des cartes afin d’illustrer leurs propos, de représenter l’envergure territoriale d’un port, d’illustrer sa connexion avec la ville, etc. Les cartes ont permis aux participants de mieux cerner les différents corridors maritimes et leur étendue. Ces cartes devraient également servir de soutien et d’outil de communication lors des processus de consultation et de concertation entre les différents acteurs impliqués dans une ville portuaire.

Deuxièmement, les outils géomatiques de nature décisionnelle peuvent faciliter l’intégration des différentes données notamment sociales, économiques, territoriales et environnementales qui entrent en ligne de compte dans le développement des villes portuaires. Les décisions éclairées doivent tenir compte de tous ces enjeux. Par ailleurs, certaines organisations ont profité de cette rencontre pour souligner l’importance grandissante de mesurer la performance de leurs services. Cet aspect a notamment été souligné par certains fournisseurs de croisières et certains transporteurs de marchandises (c.f. présentation de M. Sean FINN du Canadien National). Des indicateurs de performances liés à l’évaluation des services ferroviaires seront abordés dans un prochain GéoBillet.

En terminant, chapeau aux organisateurs de cette rencontre et à la Chambre de Commerce Industrielle de Québec qui en ont fait une véritable rencontre participative avec des résultats concrets !

Certaines présentations de cette rencontre peuvent être consultées ici.

Écrit par
 
EBernier

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